2º Dans les innombrables substantifs et adjectifs terminés par le suffixe -ier: premie(r), menuisie(r), régulie(r), foye(r), etc., etc., et l’adverbe volontie(rs)[725];

3º Dans les substantifs et adjectifs en -cher et -ger, parce qu’en réalité ils appartiennent à la même catégorie que les précédents, ayant été autrefois en -chier et -gier: ils sont une trentaine environ, comme arche(r), dange(r), lége(r)[726].

L’r final est au contraire sonore en principe dans les mots en -er (infinitifs à part) qui n’ont pas le suffixe -ier, et ne l’ont jamais eu, ce qui veut dire qu’ils ne sont non plus ni en -cher ni en -ger. Mais ici, les mots proprement français sont en petit nombre. Ce sont des mots où -er appartient au radical même du mot:

1º L’adverbe hier, et les adjectifs fier, tiers et cher, malgré l’i et le ch[727];

Fer et enfer, mer et amer, ver et hiver;

3º Les formes de quérir et de ses composés: j’acquiers, tu acquiers, requiers, conquiers, etc.[728];

4º Le mot cuiller, autrefois cuillie(r), qui s’est joint à ce groupe après beaucoup d’hésitation;

5º Les mots qui sont proprement latins, quoique francisés: liber, cancer, pater, éther, magister, auster, etc., et tous les mots étrangers, francisés ou non: bitter, chester, eider, kreutzer, messer, placer, etc.[729].

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Quand le groupe er est suivi d’une consonne, même muette, et notamment d’un t, l’r n’est plus final, mais intérieur, et s’y prononce comme partout: dans haubert, offert, clerc, nerf, perd ou perds, comme dans bavard, part, je pars, corps, bourg, etc. Il n’y a d’exception que pour ga(rs)[730].