[810] Mais nous francisons Buda-Pesth par s.

[811] De même Mara(t), Courbe(t), Carno(t), Escau(t), Maupassan(t), Mozar(t), Rober(t), etc., etc.

[812] Ajouter quelques noms propres étrangers, Touat, Laghouat, Rabat, Sobat, Midhat-Pacha, Josaphat, Ararat, Ghât, Cattégat, Djaggernat, Hérat, et les noms en -stadt, Cronstadt, Reichstadt, où le d cède généralement la place au t. Il faut y joindre la petite plage bretonne de Morgat, mais cette prononciation n’est pas proprement française. Ajoutons aussi à dieu vat.

[813] L’abbé Rousselot dit qu’on hésite entre net et ne(t): où a-t-il vu cela? Dans les rimes de V. Hugo peut-être, mais cela ne suffit pas.

[814] C’est la règle générale des adjectifs numéraux: voir plus haut, page 233, ce qui a été dit pour neuf.

[815] Dans Pierre Lièvre, Notes sur l’art poétique, ce vers de Heredia:

Ma flûte avec sept tiges de ciguë,

est donné comme ayant pour l’oreille une demi-syllabe de trop! Hélas! J’espère que Heredia prononçait le français plus correctement que son critique. Mais encore setti ne donnerait jamais qu’un t prolongé et non une demi-syllabe de plus: setti ferait le même effet que secti ou celli, sans plus.

[816] Où le peuple assimile ordinairement le t en prononçant ec-cetera, qu’on évitera avec soin.

[817] On entend aussi le t dans quelques noms propres bretons ou français, comme Plancoët ou Plouaret, Moët, Huet, Malouet, Alet (écrit plutôt Aleth), mais non Ane(t), ni (t). Un jour, à la Constituante, un député, faisant un discours, termina une phrase en disant: C’est ma loi, qu’il prononça à l’ancienne mode ma louè. Un loustic rectifia aussitôt: Malouète. On entend surtout le t dans des noms étrangers: Josabet, Japhet, Newmarket, Aben-Hamet, Méhémet-Ali, Médinet-el-Fayoum, Tiaret, etc. Hamle(t) est francisé, comme Mahome(t), Bajaze(t) et Jape(t). Nous avons dit que pour Auerstædt et Hochstedt on hésitait entre le d et le t.