B
A la fin des mots, le b, très rare dans les mots proprement français, ne s’y prononce pas: plom(b), aplom(b), surplom(b), et autrefois coulom(b)[509].
Il se prononce dans les mots étrangers, qui sont naturellement beaucoup plus nombreux, comme: nabab, baobab, cab, naïb, snob, rob, club, tub, rhumb, etc.[510].
Dans radoub, le b ne devrait pas davantage se prononcer, et les gens de métier ne le prononcent pas; mais la vérité est qu’ils emploient fort peu ce mot, se contentant du mot bassin; ils laissent ainsi le champ libre à ceux qui n’apprennent ce mot que par l’œil, et qui naturellement articulent le b: ce sont de beaucoup, aujourd’hui, les plus nombreux.
Dans le corps des mots, le b se prononce aujourd’hui partout devant une consonne. On fera bien de veiller à ne pas le changer en m dans tomb(e) neuve, et plus encore à ne pas le supprimer dans obstiné et obstination[511].
Le b double, assez rare, compte pour un seul à peu près partout: a(b)bé, sa(b)bat, ra(b)bin, et aussi bien ra(b)bi, qui est le même mot au vocatif. On n’en prononce deux que dans deux ou trois mots savants: gib-beux et gib-bosité, peut-être ab-batial ou sab-batique; encore n’est-ce pas indispensable[512].
C
1º Le C final.
Le c est une des quatre consonnes qui se prononcent aujourd’hui normalement à la fin des mots: