marceline lui remet un papier.

Il est à toi: reprends ton billet, c'est ta dot.

suzanne lui jette la bourse.

Prends encore celle-ci.

figaro.

Grand merci.

marceline exaltée.

Fille assez malheureuse, j'allais devenir la plus misérable des femmes, et je suis la plus fortunée des mères! Embrassez-moi, mes deux enfans; j'unis dans vous toutes mes tendresses. Heureuse autant que je puis l'être, ah! mes enfans, combien je vais aimer!

figaro attendri; avec vivacité.

Arrête donc, chère mère! arrête donc! voudrais-tu voir se fondre en eau mes yeux noyés des premières larmes que je connaisse? elles sont de joie, au moins. Mais quelle stupidité! j'ai manqué d'en être honteux: je les sentais couler entre mes doigts, regarde; (il montre ses doigts écartés) et je les retenais bêtement! vas te promener la honte! je veux rire et pleurer en même temps; on ne sent pas deux fois ce que j'éprouve. (il embrasse sa mère d'un côté, Suzanne de l'autre.)