SUSANNE.
Monsieur, celle qui vit madame pleurer, prier pendant vingt ans, a trop gémi de ses douleurs, pour rien faire qui les accroisse! (Elle sort.)
SCÈNE II.
LE COMTE, LA COMTESSE, LÉON.
LE COMTE, avec un vif sentiment.
AH! Rosine! séchez vos pleurs; et maudit soit qui vous affligera!
LA COMTESSE.
Mon fils! embrasse les genoux de ton généreux protecteur; et rends-lui grace pour ta mère. (Il veut se mettre à genoux.)
LE COMTE le relève.
Oublions le passé, Léon. Gardons-en le silence, et n'émouvons plus votre mère. Figaro demande un grand calme. Ah! respectons, sur-tout, la jeunesse de Florentine, en lui cachant soigneusement les causes de cet accident!