(En l'écoutant, Bartholo s'est assoupi. Le Comte, pendant la petite reprise, se hasarde à prendre une main qu'il couvre de baisers. L'émotion ralentit le chant de Rosine, l'affoiblit, et finit même par lui couper la voix au milieu de la cadence, au mot extrême. L'orchestre suit le mouvement de la Chanteuse, affoiblit son jeu et se tait avec elle. L'absence du bruit qui avoit endormi Bartholo le réveille. Le Comte se relève, Rosine et l'Orchestre reprennent subitement la suite de l'air. Si la petite reprise se répete, le même jeu recommence, etc.)

LE COMTE.

En vérité, c'est un morceau charmant, et Madame l'exécute avec une intelligence...

ROSINE.

Vous me flattez, Seigneur; la gloire est toute entière au Maître.

BARTOLO, bâillant.

Moi, je crois que j'ai un peu dormi pendant le morceau charmant. J'ai mes malades. Je vas, je viens, je toupille[121], et sitôt que je m'assieds, mes pauvres jambes...

(Il se lève et pousse le fauteuil.)

ROSINE, bas, au Comte.

Figaro ne vient point.