FIGARO, une guitare sur le dos attachée en bandoulière avec un large ruban; il chantonne gaiement[26], un papier et un crayon à la main.

Bannissons le chagrin,
Il nous consume:
Sans le feu du bon vin,
Qui nous rallume,
Réduit à languir,
L'homme, sans plaisir,
Vivroit comme un sot,
Et mourroit bientôt.

Jusques-là[27], ceci ne va pas mal, ein, ein.

Et mourroit bientôt.
Le vin et la paresse
Se disputent mon cœur...

Eh non! ils ne se le disputent pas, ils y regnent paisiblement ensemble....

Se partagent ... mon cœur.

Dit-on se partagent?... Eh! mon Dieu! nos faiseurs d'Opéras Comiques n'y regardent pas de si près. Aujourd'hui, ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante.

(Il chante.)

Le vin et la paresse
Se partagent mon cœur.