De Valchaumé.—«Non.»
Saint-Pré présente alors un pistolet à de Valchaumé; celui-ci le refuse d'abord, puis, le saisissant d'une main convulsive, il le tend lui-même à son adversaire en s'écriant: «Tue-moi! je serai heureux de recevoir la mort de ta main!...
—Défends-toi! répond de Saint-Pré; bien que tu ne sois plus mon égal, puisque tu n'as pas d'honneur, je consens cependant à me battre avec toi!...»
A ce moment, de Valchaumé chancelle; il tombe épuisé sur un fauteuil: «Achevez-moi!» s'écrie-t-il. La mise en scène est indescriptible. De Valchaumé, en proie à une rage en quelque sorte frénétique, court comme un furieux dans la chambre; il pleure, il sanglote, il a des convulsions, il se traîne par terre; ses cris attirent dans le salon Mme de Saint-Pré.
SCÈNE VIII.
LES MÊMES, MADAME DE SAINT-PRÉ.
A l'entrée de Mme de Saint-Pré, de Valchaumé l'attire à lui et il se jette avec elle aux pieds de M. de Saint-Pré:
De Valchaumé.—«C'est moi qui l'ai séduite! je suis seul coupable. Pardonne-lui; elle est digne de ton pardon, elle est toujours digne de toi! Quant à moi, je vous quitte à jamais et je vais m'ensevelir dans mes remords.
De Saint-Pré.—«Vis, et sois meilleur!»
FIN.