[194] Beaumarchais n'était donc que «le quatrième fils». Et cependant je lis dans la biographie du docteur Hœfer: «Beaumarchais, seul garçon dans une famille qui comptait cinq filles.» Ce qui est une deuxième inexactitude, puisque le père Caron eut six filles.
[195] Le Clavijo, de Gœthe, fut imprimé pour la première fois en 1774. On trouve parmi les personnages alors vivants qu'il met en scène, et outre Clavijo, la sœur de Beaumarchais Marie, son autre sœur, mariée à l'architecte Guilbert, et qui dans la pièce est prénommée Sophie, Guilbert, son mari, et enfin Beaumarchais lui-même. Le caractère de l'auteur de Figaro y est, comme chacun sait, très-exactement et très-curieusement présenté et dépeint.
[196] La maison de son père était alors située rue Saint-Denis, presque en face la rue de la Feronnerie, et dans le voisinage de celle où naquit, dit-on, Molière.
[197] «Personne d'ailleurs, ajoute-t-il quelques lignes plus bas, très-fine, très-hardie et assez spirituelle, à en juger par ses lettres.» Beaumarchais et son temps, tome Ier, pages 33 et 34.
[198] M. de Loménie dit, «d'après une note de Beaumarchais», qu'elle avait seulement six ans de plus que lui. De son côté, le consciencieux M. Jal cite l'extrait même du mariage, qu'il a eu sous les yeux: «Madeleine-Catherine Aubertin, âgée de 34 ans, veuve de Pierre-Augustin Franquet.»
[199] C'est à la suite de ce mariage, en 1757, qu'il prit pour la première fois le nom de Beaumarchais, qui était celui d'un «très-petit fief» appartenant à sa femme.
[200] Le certificat du chirurgien Lasalle, appelé à constater le décès, et daté du jour même (29 floréal an VII), déclare «que le citoyen Beaumarchais est mort d'une apoplexie sanguine et non autre maladie». Voyez à ce sujet les ingénieuses et véridiques raisons fournies par M. de Loménie contre la supposition du suicide, Beaumarchais et son temps, tome II, pages 526 et suivantes.
[201] Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, écuyer, conseiller-secrétaire du roi, lieutenant général des chasses, bailliage et capitainerie de la Varenne du Louvre, grande vénerie et fauconnerie de France...., etc. 1809, Paris, chez Léopold Colin, rue Gît-le-Cœur. 7 vol. in-8º. Les deux derniers volumes donnent une cinquantaine de lettres de Beaumarchais. Le 7e volume est terminé par la liste des souscripteurs; on lit en tête de cette liste: S. M. l'Empereur et Roi, un pap. vél., fig.; S. M. la reine d'Espagne, dº; S. M. le roi de Westphalie (Jérôme Bonaparte), 2 pap. vélin, fig.; 3 pap. fin, fig.; puis chacun pour un exemplaire: le roi de Wurtemberg; le prince Eugène Napoléon; la princesse Élisa, grande duchesse de Toscane; le prince Cambacérès..., etc.
[202] Lettre XLVII, tome VII de l'édition précitée.
[203] Archives du département de la guerre.