Du 27 octobre 1657, de la main de Fouquet, mais sans signature ni adresse:
«Je souhaiterois encor que la grosse terrasse fut faite dans tout le mois de novembre. Ne laissez point aller Talot s'il ne peut sans cela, parcequ'on rempliroit tout de terre, et il n'y paroistroit plus quand le roy repassera auparavant le mois de may, autrement il paroistra encore un grand cahos. Je vous répète encore de ne rien espargner pour aller viste et prendre tout le monde qui se pourra. Je donneray ordre pour l'argent.»
Du 21 novembre 1660, de la main de Fouquet, sans signature ni adresse:
«J'ay appris que le Roy doit aller et toute la cour à Fontainebleau dès le printemps, et que dans ce temps-là le grand nombre d'ouvriers et les gros ouvrages du transport des terres ne peuvent pas paroistre sans me faire bien de la peine, et que je veux maintenant les finir, je vous prie en cette saison que peu de gens vont à Vaux de doubler le nombre de vos ouvriers. Je vous envoyoray autant d'argent qu'il vous en faudra.»
Du 30 mai, sans indication de l'année, lettre signée Watel, adressée à Courtois:
«J'oubliois à vous mander que Monseigneur a tesmoigné qu'il seroit bien ayse de sçavoir quand M. Colbert a esté à Vaux qui fut un jour ou deux après qu'il en fut party, en quels endroits il a esté et qui l'a accompagné et entretenu pendant sa promenade, et mesme ce qu'il a dit; ce qu'il faut tascher de sçavoir sans affectation et mesme les personnes à qui il a parlé.»
Du 22 juin 1658, lettre de Watel à Courtois:
«J'ay fait charger aussy dans le charriot vingt-quatre fuzils, douze mousquetons et des moulles à faire du plomb. J'ay donné charge audit Robert de prendre à Saint-Mandé quarante ou cinquante grenades de fer au cas qu'il les puisse trouver où je les ay mises.»
Du 13 juin 1659, à Courtois, sans signature, mais de la main de Fouquet:
«Après le pont de la Rendue achevé, comme ce sera un des lieux où l'on ira le plus souvent, il ne faut pas que cette monstrueuse hauteur de murs et d'arebontans qui fait cognoistre ce que l'on a dessein de faire demeure toujours en cet estat.»