[163] Collection des anciennes lois françaises, etc.

[164] Histoire du Consulat et de l'Empire, par M. Thiers, t. I, liv. Ier, p. 39.

[165] Édit de mai et arrêt du Conseil du 16 août 1661.—Édit du 13 août 1669.—Arrêt du 4 février 1664, renouvelé plusieurs fois, notamment le 18 septembre 1683.—Déclaration des 6 mai et 22 septembre 1662.—Comptes de Mallet.Recherches sur les finances, par Forbonnais.—Histoire financière de la France, par M. Bailly.

J'ai dit que les pots-de-vin étaient regardés alors comme une chose naturelle et tout à fait permise. Voici qui lèvera tous les doutes que l'on pourrait avoir à ce sujet. On lit à la date du 16 mars 1661, dans le Journal des bienfaits du Roy, par M. Dangeau, Biblioth. roy. Mss. supplément français, 579.

«Le Roy, aïant reçeu 600,000 livres de pot-de-vin sur la ferme des Gabelles en donne:

A la reine mère10 m. pistolles[*]
A Monsieur5 m. pistolles
A Madame5 m. pistolles
A la demoiselle de Fouilloux pour se marier.50 m. escus
A la reine, le reste de la somme de 600 m. livres.»

Mademoiselle de Fouilloux, si magnifiquement traitée dans le journal officiel de M. Dangeau, était une fille d'honneur de la reine. Elle figure, ainsi que mademoiselle de La Vallière et madame de Montespan, sur une liste de trente-six dames de la cour, pour lesquelles Louis XIV donna, en 1664, une loterie de bijoux. Voir Œuvres de Louis XIV, t. V, p. 181; Lettre du Roi à Colbert.

[*] La pistole était une monnaie apportée d'Espagne en France après le mariage de Louis XIV et valant 10 livres. Plus tard, quand cette monnaie eut disparu, le mot resta et signifia toujours la même valeur.

[166] Arch. du Roy., K. 123. Estat par abrégé des receptes, dépenses et maniment des finances pendant que MM. Colbert, Le Peletier et Pontchartrain ont esté contrôleurs généraux des finances.—C'est un magnifique registre qui paraît avoir appartenu à M. de Pontchartrain et où l'on a copié, avec une patience et un art admirables, mais certainement fort coûteux, tous les budgets depuis 1661 jusqu'en 1693. J'ai remarqué que ces budgets différaient souvent de plusieurs millions avec ceux donnés par Forbonnais, qui a malheureusement négligé d'indiquer les sources où il a puisé la plupart des nombreux documents dont il s'est servi dans ses Recherches et considérations sur les finances.

[167] Edict du Roy portant révocation de la Chambre de justice de 1661, du 13 août 1669.