[255] Biblioth. roy. Registre des despesches, année 1669.—Voir, à la fin du volume, l'Édit de nomination de la Compagnie du Nord; pièce justificative, n. VII.

[256] Biblioth. roy., Registre des despesches, etc., année 1669.—Arch. de la mar., Registre des despêches, etc., année 1671.

[257] Arch. de la mar., Registre de 1672.—Cette compagnie fut bientôt obligée de se dissoudre. Ce n'était pourtant pas une compagnie privilégiée, c'est-à-dire jouissant d'un privilège exclusif; mais entre autres avantages qui lui furent faits, Colbert lui avait prêté 200,000 livres pendant deux ans sans intérêt, et il lui était accordé une prime de 10 livres par pièce de drap qu'elle transporterait dans le Levant. Malgré cela, elle ne put soutenir la concurrence particulière et liquida en perte. (De la balance du commerce et des relations commerciales de la France dans toutes les parties du globe, particulièrement à la fin du règne de louis XIV et au moment de la Révolution; par Arnould, sous-directeur du bureau de la balance du commerce; 3 vol., dont un de tableaux. Paris, 1791, t. 1, p. 247.)

[258] Histoire de la Compagnie des Indes; pièces justificat.—Hist. phil., etc., liv. IV.

[259] Documents authentiques et détails curieux sur les dépenses de Louis XIV, par Gabriel Peignot.—Il y dans ce volume deux lettres très-curieuses et très-humbles de Mézerai à Colbert, au sujet de la réduction de sa Pension.

[260] Chapelain ne s'oublia pas dans la sienne; il y dit de lui que, «s'il ne s'était point renfermé dans le dessein du poëme héroïque de la Pucelle, qui occupe toute sa vie, il ne ferait peut-être pas mal l'histoire de laquelle il sait assez bien les conditions» (Documents authentiques, etc., etc.). Dans la première satire de Boileau, qui parut en 1667, il y avait d'abord huit vers concernant la mission donnée par Colbert à Chapelain. Ils commençaient ainsi:

Enfin je ne saurais, pour faire un juste gain,
Aller, bas et rampant, fléchir sous Chapelain...

Ces vers furent supprimés dans l'édition de 1674, année où Boileau obtint une pension. Le satirique s'humanisait.

[261] Desmaretz était auteur de deux poëmes ayant pour titre Clovis, Magdelaine, etc. Costar l'appelait aussi le plus ingénieux des poëtes français, l'Ovide de son temps. La camaraderie littéraire date de loin.

[262] Boileau a dit de lui, dans sa onzième satire: