[289] Le canal du Languedoc, qui a 54 lieues de longueur, coûta 17 millions (voir au chap. suiv). Aujourd'hui, une lieue de canal coûte environ 600,000 francs. D'après cela, il suffirait de doubler la somme dépensée par Louis XIV pour avoir sa représentation actuelle. Au surplus, une évaluation exacte, mathématique, me paraît impossible, et je ne prétends donner, à ce sujet, que des indications. L'essentiel était de rétablir le chiffre de la dépense effective, en monnaie du temps.

[290] Mémoires pour servir à l'histoire du Languedoc, par feu M. de Basville, intendant de cette province. Amsterdam (Marseille), 1734. M. de Basville-Lamoignon a été intendant du Languedoc de 1685 à 1710.

[291] Histoire du canal de Languedoc, par les descendants de Pierre-Paul Riquet de Bonrepos, I vol. in-8. Il existe une autre histoire du canal de Languedoc, par le général Andréossy qui attribue à un géomètre de ce nom, l'honneur d'avoir fait les études du canal; mais cette assertion est positivement contraire à toutes les pièces officielles, au témoignage de Vauban et à la correspondance de Colbert. Répondant sans doute à quelques prétentions contemporaines, M. de Basville dit aussi très-formellement à ce sujet que Riquet fut l'inventeur, l'entrepreneur et le seul directeur du canal des deux mers.

[292] Histoire du canal de Languedoc. Archives du canal.

[293] Ibidem.

[294] Recherches sur les finances, etc., État des dépenses de l'année 1670.

[295] Lettre à M. Barillon (intendant de Picardie), contenant la relation des travaux qui se font en Languedoc pour la communication des deux mers, par M. de Froidour. Toulouse, 1672. Cette brochure, qui est très-curieuse et dont l'Histoire du canal de Languedoc donne quelques extraits, se trouve à la Bibliothèque royale, Mss., dans le portefeuille Fontanieu, nos 717-718, Commerce, canaux, manufactures, etc. M. de Froidour, auteur de la relation dont il s'agit, était lieutenant général au bailliage de la Fère et commissaire-député en Languedoc pour la réformation générale des eaux et forêts. On trouve de nombreuses lettres de lui dans la correspondance adressée à Colbert.

[296] Histoire du canal de Languedoc. Archives du canal.

[297] Arch. de la mar., Registres des despesches, année 1672. La lettre précédente ne se trouve pas dans le registre des despesches, et l'Histoire du canal de Languedoc ne donne pas celle de Colbert au fils de Riquet.—Pendant la plus grande partie du règne de Louis XIV, le rêve des courtisans et des ingénieurs fut d'amener de l'eau à Versailles. On ne saurait croire à combien de projets ce caprice du roi donna lieu. Riquet lui-même proposa à Colbert de détourner une partie de la Loire et de la conduire sur la montagne de Satori d'où on l'aurait dirigée à volonté. Cette entreprise ne devait coûter, disait-il, que 2,400,000 livres, et le traité allait être signé, lorsque Perrault, commis à la surintendance des bâtiments, suggéra à Colbert l'idée de faire examiner auparavant par l'Académie des Sciences si l'entreprise était praticable. Colbert suivit ce conseil, et, sur l'avis de l'Académie qui fit faire le nivellement des terrains avec beaucoup de soin, ce projet fut abandonné. (Mémoires de Charles Perrault, livre III.)

[298] Mémoires pour servir à l'histoire du Languedoc, par M. de Basville.