[430] Dictionnaire de la noblesse.—Histoire de la Marine, par M. Eugène Sue.—Biblioth. roy., Mss.
[431] C'est, celui qui avait d'abord été chevalier de Malte, puis grand'croix de l'ordre et général des galères. Suivant Sandraz de Courtilz, «il aurait mal rempli les devoirs de cette dignité; car, un jour, ayant trouve en calme trois vaisseaux de Tripoli, il n'osa les attaquer avec sept galères qu'il commandait; ce qui l'aurait perdu, si le crédit du marquis de Seignelay, son frère, ne l'eût tiré d'affaire. Il quitta depuis le service de mer et tâcha si bien de réparer cet affront qu'il se fit tuer à la tête du régiment de Champagne dont il était colonel.» (Vie de J.-B. Colbert.)
[432] Dictionnaire de la noblesse; article Colbert.
[433] Histoire de la Marine, etc.—Biblioth. roy., Mss, Inventaire fait après le décedz de monseigneur Colbert, Fonds dit suite de Mortemart, 34.—Mémoires de l'abbé de Choisy; liv. II.
[434] Dans ses Recherches sur les finances, année 1670, Forbonnais a publié l'instruction pour le voyage de Rochefort et celle que le marquis de Seignelay rédigea pour lui-même avant d'entreprendre le voyage d'Angleterre et de Hollande. De son côte, M. Eugène Sue a publié, dans son Histoire de la Marine, l'instruction de Colbert à son fils pour bien faire la commission de sa charge. L'Instruction pour le voyage en Italie est inédite. Elle se trouve à la Biblioth. roy., Mss. Colbert et Seignelay; cote 16, pièce 1, et aux Archives de la marine, Registre des despesches, etc., année 1671, t. I, p. 59 et suiv., à la date du 31 janvier.—Le mémoire pour le voyage de Rochefort est reproduit en entier aux pièces justificatives; pièce nº X.
[435] En même temps, Colbert lui remit un mémoire, dont l'original existe à la Bibliothèque royale. Il est intitulé: Mémoire pour mon fils, à son arrivée en Angleterre. Il se compose de 6 pages manuscrites, en entier de la main de Colbert. (Colbert et Seignelay; cote 16, pièce 6). Le mémoire, très-détaillé, contient l'énoncé de tous les différents points relatifs à la marine qui devaient fixer l'attention et l'examen de son fils, tant sur le personnel que sur le matériel.
[436] L'instruction pour le voyage en Italie est reproduite en entier aux pièces justificatives; pièce Nº XI.
[437] Colbert entendait par là les diverses fonctions dont il était chargé, celles de contrôleur général exceptées. On verra un peu plus loin en quoi elles consistaient.—Cette instruction appartient à la Bibliothèque royale; Mss.; Colbert et Seignelay, côte 16, pièce nº 17. C'est un cahier de douze pages très-serrées, écrites en entier à mi-marge de la main de Colbert et d'une écriture extrêmement difficile à lire. M. Eugène Sue a donné cette pièce avec l'orthographe actuelle. Je rétablis ici textuellement l'orthographe du manuscrit.—Cette instruction est reproduite en entier aux pièces justificatives; pièce nº XII.
[438] M. de Marca était un prélat très-savant, fort estimé de Colbert, qui le fit nommer de l'archevêché de Toulouse à celui de Paris, où il mourut peu de temps après.
[439] C'est toujours la même préoccupation et la même erreur. Colbert voulait que la France produisît absolument tout ce qui lui était nécessaire, qu'elle n'eût besoin de personne. Rien de mieux sans doute pour les manufacturiers privilégiés. Mais que devenaient, à ce compte, les propriétaires, principalement ceux des pays de vignobles? Ils furent ruinés, et avec eux, par suite des représailles et de la guerre qui s'en suivit, la France entière. Il en est des peuples et des royaumes, comme des individus; les uns et les autres ont leurs aptitudes, leurs facultés naturelles. Demander à tout peuple, indistinctement, qu'il suffise à toutes ses consommations, c'est vouloir en quelque sorte que tout homme puisse être également bon médecin, géomètre, statuaire, mécanicien, etc., etc., à volonté. En résumé, Colbert a sacrifié, sans le vouloir, les manufactures naturelles de la France, c'est-à-dire ses terres à blés et à vignes, à un certain nombre d'industries parasites, artificielles, dont l'acclimatation dans le royaume, à grand renfort de tarifs, fut cause que les États d'où nous tirions précédemment, avec des avantages réciproques, les produits de ces industries, ne voulurent plus ni de nos blés ni de nos vins, ou les frappèrent, à leur tour, de tarifs à peu près prohibitifs.