Comptant ès mains du roi2,217,000liv.
Ordonnances de comptant pour gratifications1,972,147
Affaires secrètes2,267,787
Bâtiments5,987,926
Récompenses137,613

[480] Colbert aurait désiré pouvoir affecter à quelques parties de ce budget des allocations plus importantes. Les observations qui suivent font connaître ses vues à ce sujet: «Pour la marine, 10 millions... Pour soutenir la Compagnie des Indes orientales, il faut dépenser 8 millions (sans doute en quelques années); elle ne peut subsister sans des secours d'argent et sans une escadre dans les Indes; ainsi, il convient de destiner au commerce 500,000 livres... Il n'y a plus que le roi en France qui fasse travailler les sculpteurs, peintres et autres ouvriers habiles. Si Sa Majesté ne les occupe, ils iront chercher ailleurs de quoi gagner leur vie. Il faut mettre le Louvre en état de ne pas périr, fermer les Tuileries, couvrir l'Observatoire.» (Recherches sur les finances, année 1672.) Ces dernières observations prouveraient que Colbert n'a pas toujours apporté des obstacles à la passion de Louis XIV pour les bâtiments.

[481] D'après Voltaire, la campagne de 1672 avait coûté 50 millions, monnaie de son temps, soit environ 28 millions, en tenant compte du prix du marc d'argent aux deux époques. Cependant, on voit, d'après ces chiffres, extraits des documents officiels; que la différence entre le projet de dépense et la dépense réelle n'aurait été que de 18,500,000 livres, monnaie du temps. Il est vrai que l'on doit comprendre dans les dépenses de la guerre les 6,668,000 livres payées cette année à l'Allemagne, à l'Angleterre, à la Suède. Enfin, on peut croire qu'il y eut aussi quelques virements de fonds; dans tous les cas, le chiffre donné par Voltaire n'a rien d'exagéré.

[482] Arch. du roy, carton K, 123. Estat par abrégé des receptes, dépenses et maniement des finances pendant que MM. Colbert, Le Peletier et Pontchartrain ont été controlleurs généraux des finances.

[483] Recherches sur les finances, etc., années 1672 à 1678.

[484] Recherches, etc. «A la même époque, dit Forbonnais, on défendit de teindre ni de fabriquer aucun demi-castor, renonçant ainsi à en vendre à ceux qui veulent en porter.»

[485] De l'Origine des Postes chez les anciens et chez les modernes, par Lequien de La Neuville.—C'est un recueil, incomplet toutefois, même dans la période qu'il embrasse, des édits et arrêts qui ont paru sur les postes. Il en existe deux éditions, l'une de 1708, l'autre de 1730.—Recherches sur les finances, etc., année 1654.—Histoire financière de la France, etc., année 1672.—Dictionnaire du Commerce et des Marchandises, publié par Guillaumin, article Postes, par M. Dubost.—Voici un échantillon des conséquences fiscales du tarif de Colbert et du tarif actuel, comparés, il est vrai, à leur point de dissemblance le plus élevé.

Tarif
de Colbert.
Tarif
en vigueur
depuis 1827.
Prix d'une lettre simple de Dunkerque à Marseille.5s. 1fr.20c.
Prix de la même lettre pesant 10 grammes6s. 2 40
Prix de la même lettre pesant 50 grammes10s. 4 80

[486] Recherches sur les finances, etc., année
1683.—Histoire financière, etc., année 1674.

[487] Mémoires de Gourville, t. LII de la collection Petitot;
p. 529.—Particularités sur les ministres des finances, etc.