[543] Précis histor. de la marine, etc.

[544] Œuvres, t. V. Notice sur Colbert.

[545] Arch. de la mar., Registre des despesches, etc., 1671.

[546] Mémoires pour servir à l'histoire de Louis XIV, par l'abbé de Choisy, liv. II.

[547] Arch. de la mar., Registre des despesches, etc., années 1670 et 1671.—M. de Silvecane était sans doute un des commis que Colbert avait établis dans toutes les villes manufacturières pour surveiller l'exécution de ses règlements et juger les contestations auxquelles ils donnaient lieu. Dans sa lettre du 9 janvier, Colbert lui mande en outre «qu'il est bien aise d'apprendre que l'archevêque de Lyon se soit chargé de commencer les manufactures des organsins dans sa terre de Neufville.»—J'ai cherché à la Bibliothèque royale, dans la collection des Lettres adressées à Colbert, celle par laquelle son commis de Lyon lui fit connaître la peine prononcée contre les deux manufacturiers si arbitrairement arrêtés et jugés; elle ne s'y trouva pas; mais tout fait supposer que les instructions qu'il avait reçues portèrent leurs fruits, et que ces fabricants, coupables d'avoir conçu l'espoir de gagner plus d'argent à Florence qu'à Lyon, où ils se ruinaient peut-être, furent sévèrement punis.

[548] Lettres et négociations, etc., t. II, lettre du 8 mai 1661.

[549] Arch. du roy., E, 3336; Registres du secrétariat, année 1670.—En 1675, un libraire de Rouen, le sieur Gonet, qui avait publié un pamphlet intitulé: L'Évêque de Cour, fut condamné à faire amende honorable devant le principal portail de l'église cathédrale de cette ville «tenant à la main une torche ardente du poids de trois livres, et là, demander pardon à Dieu, au Roy et à justice, ce faict, les livres estre brûlez par l'exécuteur des sentences criminelles, et ensuite estre banny pour l'espace de neuf ans, hors de l'Isle-de-France et province de Normandie, enjoint de garder son ban à peine de la vie.» (Biblioth. roy., Mss. Lettres adressées à Colbert, année 1675.)—Quelque temps après, un libraire d'Auxerre, le sieur Gamin, fut condamné à la même peine pour avoir imprimé un autre pamphlet intitulé: La Liberté de l'Église, suite de l'Évêque de Cour.

[550] Arch. du roy., Registres du secrétariat, année 1670, p. 236,—C'était là, dira-t-on, l'esprit du temps; sans doute: mais c'était aussi le devoir du ministre d'examiner si ces exigences étaient justes, et de ne pas suivre aveuglement les précédents. A la vérité, on avait fait pis encore; le 6 novembre 1660, avant l'administration de Colbert. A cette époque, il fut question d'achever le Louvre, et le roi publia un édit faisant défense à toutes personnes de Paris d'élever aucun bâtiment sans sa permission expresse, sous peine de 10,000 livres d'amende, et à tous ouvriers de s'y employer, sous peine de prison pour la première fois et des galères pour la seconde. (Histoire de Paris, par Félibien, t. II, 473.)

[551] Mémoires de Charles Perrault, liv. IV.

[552] Mémoires de Charles Perrault, liv. IV.