Disette de 1662.—Fausses mesures contre les marchands de grains prises par Fouquet et approuvées par Colbert.—Détails sur la création de l'Hôpital général de Paris (1656).—Difficultés que rencontra l'exécution des dispositions relatives à la mendicité.—Création d'un Bureau des pauvres ou maison de travail à Beauvais (1652).—Misère des campagnes constatée par les documents contemporains (1662).—Colbert fait venir des blés à Paris malgré l'opposition des provinces.—Réformes financières de ce ministre (1662).—Ordonnances de comptant.—Pots de vin, reçus et distribués par Louis XIV.—Gratifications données à Vauban, Pélisson, Despréaux, Racine, madame de Montespan, etc.—Traitement et gratifications de Colbert.
Négociations avec la Hollande, au sujet du droit de 50 sous par tonneau, établi en France sur les navires étrangers.—Causes de la prospérité commerciale de la Hollande vers le milieu du XVIIe siècle.—Bénéfices de la compagnie des Indes orientales de ce pays.—Motifs qu'avait eus Fouquet en rétablissant le droit de tonnage.—L'ambassadeur Van Beuningen vient à Paris pour diriger les négociations.—Ses prétentions sont combattues par Colbert.—Il obtient des concessions importantes.—Une compagnie du Nord, formie par Fouquet et soutenue par Colbert, est obligée de liquider.—Le droit de tonnage et l'Acte de navigation.—Opinions d'Adam Smith et de Buchanan sur les mesures de ce genre.—Sans le droit de tonnage, la création d'une marine en France eût été impossible.—Premiers efforts de Colbert à ce sujet.—Il travaille seize heures par jour pendant la durée de son administration.
Portrait et caractère de Colbert d'après Guy-Patin, Mme de Sévigné, M. de Lamoignon, etc., etc.—Il devient le confident intime de Louis XIV (1663).—Lettre de ce roi à Colbert au sujet de M. de Montespan.—Colbert poursuit ses réformes.—Rédaction des dettes communales.—Abus commis par les maires et échevins.—Troubles en Bourgogne au sujet de la réduction des dettes (1664).—Usurpation et vente des titres de noblesse.—Mesures prises par Colbert pour réprimer ces abus.—Modification du tarif des douanes (1664).—Colbert aurait voulu soumettre la France entière à un tarif uniforme.—Résistances qu'il éprouve.—La douane de Valence.—Promulgation du tarif de 1664.—Organisation douanière du royaume par suite de l'adoption de ce tarif.
Colbert organise les Compagnies des Indes occidentales et orientales (1664).—Soins qu'il apporte à leur formation.—Appel au public rédigé par un académicien.—Les Parlements et les Villes sont invités à souscrire.—de la Compagnie—- Sacrifices faits en sa faveur par le gouvernement.—Causes du peu de succès qu'elle obtient.—Curieux mémoire de Colbert concernant la Compagnie des Indes occidentales.—Huit ans après sa formation, cette Compagnie est forcée de liquider.—Les Compagnies du Sénégal, du Levant, des Pyrénées et une nouvelle Compagnie du Nord ne réussissent pas davantage.—La Compagnie des Indes orientales est obligée de demander que les particuliers puissent faire le commerce dans tous les pays de sa concession.
Pensions accordées aux gens de lettres français et étrangers (1663).—Lettre de Colbert à un savant étranger.—But politique de ces pensions.—La Fontaine ne reçut jamais aucune faveur de Colbert.—Création des Académies des Inscriptions et Belles-Lettres, des Sciences, de Sculpture et de Peinture (1663, 1665, 1666).—Colbert est reçu membre de l'Académie Française et prononce un discours de réception (1667)—- Il institue les jetons de présence.—Dépenses de Louis XIV en bâtiments.—Colonnade du Louvre.—Le Bernin à Paris (1665).—Observations de Colbert à Louis XIV au sujet des dépenses faites à Versailles.—Total des dépenses pour constructions sous le règne de Louis XIV.