Contre quelque autre amant elle eust peu se défendre,
Mais contre ce qu’on aime on fait un vain effort:
Quand le cœur nous trahit, le bras n’est guères fort.
Ce n’est plus qu’aux soupirs que sa bouche est ouverte.
Elle ferme les yeux pour ne pas voir sa perte,
Et les bras étendus, sans aucun mouvement,
Laisse tout prendre enfin à cet heureux amant.
Jamais tant de beautez, avecque tant de joye,
Des ardeurs d’un amant ne devinrent la proye,
Et l’on ne vit jamais dans l’empire amoureux