SCÈNE VIII.
CALISTE, DORISE.
CALISTE, cependant que Dorise s'arrête à chercher
derrière un buisson[927].
Ma sœur, l'heure s'avance, et nous serons à peine,
Si nous ne retournons, au lever de la Reine.
Je ne vois point mon traître, Hippolyte non plus.
DORISE,tirant une épée de derrière ce buisson, et saisissant Caliste par le bras[928].
Voici qui va trancher tes soucis superflus[929]; 200
Voici dont je vais rendre, aux dépens de ta vie,
Et ma flamme vengée, et ma haine assouvie.
CALISTE.
Tout beau, tout beau, ma sœur, tu veux m'épouvanter;
Mais je te connois trop pour m'en inquiéter[930].
Laisse la feinte à part, et mettons, je te prie[931], 205
A les trouver bientôt toute notre industrie.
DORISE.