[136] Tome X, p. 185.
[137] Voyez tome X, p. 498.
[138] Voyez tome X, p. 189, note 2.—Rappelons à ce propos que Corneille n'habitait pas alors rue d'Argenteuil, puisque, comme nous l'avons vu, il logeait encore en 1676 rue de Cléry.
[139] Tome X, p. 383.—La devise placée en tête de cette élégie est reproduite dans la Philosophie des images du P. Menestrier, 1682, p. 314.
[140] Voyez tome X, p. 193.
[141] Voyez ci-dessus,[ p. LII,] et tome III, p. 107, note 2.—La plupart des témoignages contemporains établissent que Corneille était exempt de toute envie, mais que, de fort bonne foi, il n'appréciait pas à sa valeur le talent de Racine. Valincourt dit, en parlant de ce poëte, dans une lettre adressée à l'abbé d'Olivet: «qu'étant allé lire au grand Corneille la seconde de ses tragédies, qui est Alexandre, Corneille lui donna beaucoup de louanges, mais en même temps lui conseilla de s'appliquer à tout autre genre de poésie qu'au dramatique, l'assurant qu'il n'y étoit pas propre. Corneille étoit incapable d'une basse jalousie: s'il parloit ainsi à Racine, c'est qu'il pensoit ainsi; mais vous savez qu'il préféroit Lucain à Virgile.» (Histoire de l'Académie françoise, édition de M. Livet, tome II, p. 336.) Il était particulièrement blessé du défaut d'exactitude historique qu'il remarquait dans certains ouvrages de Racine: «Étant une fois près de Corneille sur le théâtre, à une représentation du Bajazet, il me dit: «Je me garderois bien de le dire à d'autre que vous, parce qu'on diroit que j'en parlerois par jalousie; mais prenez-y garde, il n'y a pas un seul personnage dans le Bajazet qui ait les sentiments qu'il doit avoir, et que l'on a à Constantinople: ils ont tous, sous un habit turc, le sentiment qu'on a au milieu de la France.» Il avoit raison, et l'on ne voit pas cela dans Corneille: le Romain y parle comme un Romain, le Grec comme un Grec, l'Indien comme un Indien, et l'Espagnol comme un Espagnol.» (Mémoires anecdotes de Segrais, tome II des Œuvres, 1755, p. 43.)
[142] Voyez tome VII, p. 185-196.—Nous avons reproduit à la page 193 de la Notice de Tite et Bérénice quatre vers rapportés par Subligny, dont nous ne connaissions pas l'auteur et que nous regardions comme étant probablement de celui qui les avait cités. Voici la pièce même d'où ils sont tirés; nous en devons la communication à l'obligeance de M. Paul Lacroix:
A Monsieur de Corneille l'aîné, sur le rôle de Tite dans sa Bérénice.
Quand Tite dans tes vers dit qu'il se fait tant craindre,
Qu'il n'a qu'à faire un pas pour faire tout trembler,
Corneille, c'est Louis que tu nous veux dépeindre;
Mais ton Tite à Louis ne peut bien ressembler:
Tite, par de grands mots, nous vante son mérite;
Louis fait, sans parler, cent exploits inouïs;
Et ce que Tite dit de Tite,
C'est l'univers entier qui le dit de Louis.
(Billets en vers de M. de Saint-Ussans. Paris, Jean Guignard et Hilaire Foucault, 1688, p. 6.)