[189] Nos sources pour ce tableau et le suivant sont: l'édition des Œuvres de Corneille publiés par Lepan en 1816; l'Histoire de la vie et des ouvrages de P. Corneille par M. Taschereau et les récentes recherches dont M. Gosselin a fait paraître les résultats dans la brochure intitulée Pierre Corneille (le père), Rouen, 1864, p. 39 et suivantes.

[190] M. Gosselin signale un fait important, que nous rapportons d'après lui sous réserve, et qui semblerait indiquer que, certainement à l'opinion généralement reçue, ce fils de Corneille serait mort sans laisser d'enfant survivant, et que la descendance qu'on lui attribue appartiendrait à une autre famille Corneille. Pierre Corneille, fils aîné du poëte, «soutenait à Rouen, depuis 1692, un procès; il l'avait gagné, mais l'exécution de l'arrêt avait suscité tant d'incidents qu'à sa mort tout n'était pas fini; on plaidait maintenant sur les dépens. Or, le 10 mars 1690, Thomas Corneille, abbé d'Aiguevive, vint au parlement de Rouen pour terminer l'affaire, et non-seulement il prend le nom de sieur de Damville, que portait son frère, mais il prend la qualité d'héritier, sous bénéfice d'inventaire, de Pierre Corneille, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, sieur de Damville son frère décédé. Mais l'enfant de Pierre Corneille était-il donc mort? Sans cela Thomas n'eût point pris la qualité d'héritier bénéficiaire de Pierre; et si cet enfant était mort, que reste-t-il de sa descendance? Rien, ou plutôt personne.» (Pierre Corneille, le père, p. 42.)

[191] Il y a 11, et non 31, dans l'acte de décès publié par M. Taschereau à la page 279 de la seconde édition de sa Vie de Corneille, mais c'est une erreur de transcription ou d'impression. La pièce originale porte 31.

[192] Nous avons cru inutile d'énumérer ici toute la descendance de Marie Corneille, nous contentant d'indiquer la parenté de Charlotte Corday avec Corneille. M. Vatel, qui a relevé tous les actes de cette branche de la famille, prépare en ce moment un travail qui contiendra sur ce point les plus curieux détails.

[193] Nous n'avons pas cru devoir faire figurer dans cette table les ouvrages attribués à Corneille, mais que, pour la plupart, nous n'avons pas considérés comme étant réellement de lui. Ils ne forment du reste que trois groupes faciles à parcourir: 1o Écrits en faveur du Cid, tome III, p. 53-76; 2o Poésies diverses, Appendice, tome X, p. 344-388; 3o Appendice des lettres, tome X, p. 503 et 504.

[194] Nous avions d'abord laissé la Galerie du Palais à l'année 1634 et la Place royale à l'année 1635, où les placent les frères Parfait et tous les historiens du théâtre. On peut voir tome X, p. 7, quels sont les motifs qui nous ont fait changer d'avis.

[195] Voyez la note précédente [194] .

[196] Sur les motifs qui nous ont fait placer aux dates ici marquées Polyeucte, Pompée, le Menteur et la Suite du Menteur, que nous avions laissés d'abord, d'après les frères Parfait et les biographes de Corneille, aux années 1640, 1641, 1642 et 1643, voyez tome X, p. 423-425.

[197] Cet avis est tiré du recueil intitulé Œuvres de Corneille, première partie (contenant: Mélite, Clitandre, la Veuve, la Galerie du Palais, la Suivante, la Place Royale, Médée et l'Illusion comique). Rouen et Paris, 1644, petit in-12. Il a été reproduit en tête des réimpressions de la première partie, de 1648 à 1657 inclusivement.

[198] Var. (édit. de 1648-1657): pour ne me repentir pas.