[1098-f] SCÈNE III. (1644-57)

[1099] Var. Il prend son épée dans la grotte où il l'avoit jetée au second acte. (1663, en marge.)

[1100] Var. Coule, coule, mon sang: dans de si grands malheurs. (1632-57)

[1101] Var. Mon forfait évident se lit dans ma disgrâce. (1632-57)

[1102] Var. Bourreau qui, secondant son courage inhumain[1102-a],
Au lieu d'orner son poil, déshonorez (sic) sa main. (1632)

[1102-a] En marge: Il tient à la main le poinçon que Dorise lui avoit laissé dans l'œil.

[1103] On lit tu devrois dans l'édition de 1632, mais c'est probablement une faute d'impression.

[1104] Var. Quoi que te commandât son âme courroucée,
Devoit être adoré de ta pointe émoussée;
Quelque secret instinct te devoit figurer
Que se prendre à mon œil c'étoit le déchirer.
Et toi, belle, reviens, reviens, cruelle ingrate,
Vois comme encor l'amour en ta faveur me flatte.
Ce poinçon qu'à mon heur j'éprouve si fatal,
Ce n'est qu'à ton sujet que je lui veux du mal:
Vois dans ces vains propos, par où mon cœur se venge,
Moins de blâme pour lui que pour toi de louange[1104-a].
Tu n'as dans ta colère usé que de tes droits,
Et ma vie et ma mort dépendant de tes lois,
Il t'étoit libre encor de m'être plus funeste,
Et c'est de ta pitié que j'en tiens ce qui reste.
Reviens, belle, reviens, que j'offre tout blessé
A tes ressentiments ce que tu m'as laissé.
Lâche et honteux retour de ma flamme insensée!
Il semble que déjà ma fureur soit passée,
Et tous mes sens, brouillés d'un désordre nouveau,
Au lieu de ma maîtresse adorent mon bourreau. (1632-57)

[1104-a] Ces quatre vers, à partir de: «Ce poinçon qu'à mon heur, etc.,» ne sont que dans l'édition de 1632.

[1105] Var. Pourrois-je en ma maîtresse adorer mon bourreau. (1660)