LE PRINCE. Que d'heur en ce péril! sans me faire aucun mal,
[Le tonnerre a sous moi foudroyé mon cheval,]
Et consommant sur lui toute sa violence[1114-c],
M'a montré son respect parmi son insolence.
Holà! quelqu'un à moi! Tous mes gens écartés,
Loin de me secourir, suivent de tous côtés
L'effroi de la tempête ou l'ardeur de la chasse.
Cette ardeur les emporte ou la frayeur les glace.
[Cependant seul, à pied, je pense à tous moments.] (1632-57)
[1114-a] Et va par ce spectacle assouvir sa colère. (1644-57)
[1114-b] SCÈNE IV. (1644-57)
[1114-c] [Et consumant sur lui toute sa violence.] (1648-57)
[1115] Var. Pour le moins, Dieux, s'il court quelque danger fatal,
Qu'il en ait comme moi plus de peur que de mal. (1632-57)
[1116] Var. [Les petits oisillons, encor demi-cachés,]
Poussent en tremblotant, et hasardent à peine
Leur voix, qui se dérobe à la peur incertaine
Qui tient encor leur âme et ne leur permet pas
De se croire du tout préservés du trépas.
J'aurai bientôt ici quelques-uns de ma suite. (1632-57)
[1117] Var. LE PRINCE, PYMANTE, DORISE, DEUX VENEURS. (1632)
[1118] Var. PYMANTE, terrassant Dorise. (1632-60)—Il saisit Dorise qui le fuyoit. (1663, en marge.)
[1119] Var. PYMANTE, tenant Dorise d'une main, se bat de l'autre contre le Prince. (1632)—Il tient Dorise d'une main, et se bat de l'autre. (1663, en marge.)
[1120] Var. C'est le Prince, tout beau! PYM. Prince ou non, ne m'importe. (1632-57)