Un quatrain qui figure, en 1631, en tête du Ligdamon et Lidias de Scudéry, et que M. Tricotel a recueilli, en 1859, dans le Bulletin du bouquiniste;

Une épigramme publiée en 1632 dans les Mélanges poétiques, à la suite de Clitandre, et que personne cependant ne semble avoir connue;

Une pièce en l'honneur de la Vierge, composée en 1633 pour le Palinod de Rouen, et recueillie tout récemment par M. Édouard Fournier dans ses Notes sur la vie de Corneille, qui précèdent sa charmante comédie de Corneille à la butte Saint-Roch;

Un compliment adressé la même année (1633) à Mareschal sur sa tragi-comédie de la Sœur valeureuse, publié par lui en tête de sa pièce;

Un hommage poétique du même genre publié en 1635 par de la Pinelière, en tête de son Hippolyte, tous deux recueillis également par M. Édouard Fournier;

Un remercîment aux juges du Palinod, improvisé en 1640 par Corneille, au nom de Jacqueline Pascal, signalé en 1842 par M. Sainte-Beuve dans son Histoire de Port-Royal, et publié plus tard par M. Cousin, mais qui ne se trouve pas dans l'édition de M. Lefèvre;

Un sonnet qui a paru, en 1650, en tête de l'Ovide en belle humeur de d'Assoucy;

Un autre compliment du même genre, mais qui s'applique à un ouvrage bien différent, au Traité de la théologie des saints du P. Delidel, publié en 1668. C'est encore M. Édouard Fournier qui a renouvelé le souvenir effacé de ces deux dernières petites pièces.

Nous ajouterons quatre belles lettres à celles qu'on connaît. La première traite d'affaires; elle a été signalée par M. Taschereau qui en a publié un curieux fragment; les trois autres, toutes littéraires, adressées à M. de Zuylichem, secrétaire des commandements du prince d'Orange, et à l'abbé de Pure, sont entièrement inédites.

Dans l'édition de M. Lefèvre, les lettres sont, pour la plupart, rapprochées des ouvrages auxquels elles ont rapport; nous avons préféré les classer tout simplement d'après leurs dates. Nous y avons joint celles qui ont été adressées à Corneille par Balzac et Saint-Évremont, et de la sorte s'est trouvée constituée pour la première fois une véritable correspondance de Corneille, composée de plus de vingt lettres ou fragments de lettres.