ARONTE.

Oui.

FLORICE.

Si j'ai bonne vue,
La voilà que son père amène vers la rue.
Tirons-nous à quartier; nous jouerons mieux nos jeux[42],
S'ils n'aperçoivent point que nous parlions nous deux.


SCÈNE II.

PLEIRANTE, CÉLIDÉE.

PLEIRANTE.

Ne pense plus, ma fille, à me cacher ta flamme;25
N'en conçois point de honte, et n'en crains point de blâme:
Le sujet qui l'allume a des perfections
Dignes de posséder tes inclinations;
Et pour mieux te montrer le fond de mon courage,
J'aime autant son esprit que tu fais son visage.30
Confesse donc, ma fille, et crois qu'un si beau feu
Veut être mieux traité que par un désaveu.

CÉLIDÉE.