COMÉDIE.


ACTE I


SCÈNE PREMIÈRE.

ANGÉLIQUE, PHYLIS.

ANGÉLIQUE.

Ton frère, je l'avoue, a beaucoup de mérite[647];
Mais souffre qu'envers lui cet éloge m'acquitte,
Et ne m'entretiens plus des feux qu'il a pour moi.

PHYLIS.

C'est me vouloir prescrire une trop dure loi.
Puis-je, sans étouffer la voix de la nature,5
Dénier mon secours aux tourments qu'il endure?
Quoi! tu m'aimes, il meurt, et tu peux le guérir[648],
Et sans t'importuner je le verrois périr!
Ne me diras-tu point que j'ai tort de le plaindre?