LYSE.


SCÈNE VI.

ISABELLE, LYSE, le Geôlier.

ISABELLE.

Eh bien! mon grand ami, braverons-nous le sort?
Et viens-tu m'apporter ou la vie ou la mort?
Ce n'est plus qu'en toi seul que mon espoir se fonde.

LE GEÔLIER.

Bannissez vos frayeurs: tout va le mieux du monde[1403];
Il ne faut que partir, j'ai des chevaux tous prêts,
Et vous pourrez bientôt vous moquer des arrêts.

ISABELLE.

Je te dois regarder comme un dieu tutélaire[1404],
Et ne sais point pour toi d'assez digne salaire.