[244] Var. TRAGI-COMÉDIE. (1637-44)
[245] Voyez la Notice, p. [51].
[246] Var. SCÈNE PREMIÈRE.
LE COMTE, ELVIRE[246-a].
ELV. Entre tous ces amants dont la jeune ferveur
Adore votre fille et brigue ma faveur,
Don Rodrigue et don Sanche à l'envi font paroître[246-b]
Le beau feu qu'en leurs cœurs ses beautés ont fait naître.
Ce n'est pas que Chimène écoute leurs soupirs,
Ou d'un regard propice anime leurs desirs:
Au contraire, pour tous dedans l'indifférence,
Elle n'ôte à pas un ni donne d'espérance,
Et sans les voir d'un œil trop sévère ou trop doux,
C'est de votre seul choix qu'elle attend un époux.
LE COMTE. [Elle est dans le devoir; tous deux sont dignes d'elle[246-c].]
[246-a] ELVIRE, LE COMTE. (1638 P.)
[246-b] Dans l'édition originale, et dans plusieurs de celles qui l'ont suivie, il y a parestre, et à l'autre vers naistre. Nous avons signalé une rime semblable: cognestre et naistre, dans la Comédie des Tuileries (voyez tome II, p. 315, note 905). Dans l'intérieur des vers, les éditions les plus anciennes donnent tantôt parestre (par exemple, à la variante du vers 1250), tantôt paroistre (à la variante du vers 1419).
[246-c] On voit que, dans ses premières éditions, Corneille faisait dire au Comte lui-même ce qu'à partir de 1660 Elvire rapporte comme un discours du Comte.
[247] Var. Qui n'enfle de pas un ni détruit l'espérance, (1637-56)
Et sans rien voir d'un œil trop sévère ou trop doux. (1660)
[248] Var. M'en ont donné tous deux un soudain témoignage. (1660)