ACTE II.


SCÈNE PREMIÈRE.

DON ARIAS, LE COMTE[313].

LE COMTE.

Je l'avoue entre nous, mon sang un peu trop chaud[314]
S'est trop ému d'un mot, et l'a porté trop haut;
Mais puisque c'en est fait, le coup est sans remède.

DON ARIAS.

Qu'aux volontés du Roi ce grand courage cède:
Il y prend grande part, et son cœur irrité355
Agira contre vous de pleine autorité.
Aussi vous n'avez point de valable défense:
Le rang de l'offensé, la grandeur de l'offense,
Demandent des devoirs et des submissions
Qui passent le commun des satisfactions.360

LE COMTE.

Le Roi peut à son gré disposer de ma vie[315].