SCÈNE IV.
JULIE.
Camille, ainsi le ciel t'avoit bien avertie
Des tragiques succès qu'il t'avoit préparés;
Mais toujours du secret il cache une partie
Aux esprits les plus nets et les mieux éclairés.
Il sembloit nous parler de ton proche hyménée,
Il sembloit tout promettre à tes vœux innocents;
Et nous cachant ainsi ta mort inopinée,
Sa voix n'est que trop vraie en trompant notre sens:
«Albe et Rome aujourd'hui prennent une autre face;
Tes vœux sont exaucés, elles goûtent la paix;
Et tu vas être unie avec ton Curiace,
Sans qu'aucun mauvais sort t'en sépare jamais[849-a].» (1641-56)
[849-a] Ce commentaire de Julie sur le sens de l'oracle, dit Voltaire, est visiblement imité de la fin du Pastor fido.
[850] Voyez la Notice biographique.
[851] M. Rathery, Des anciennes institutions judiciaires de la Normandie, dans la Revue française du mois de mars 1839, p. 269.—Voyez aussi l'Introduction du Diaire, ou Journal du chancelier Seguier en Normandie après la sédition des nu-pieds, et documents relatifs à ce voyage et à la sédition, publiés pour la première fois par A. Floquet. Rouen, 1842, in-8o.
[852] Tallemant des Réaux, tome II, p. 47.
[853] M. Rathery, p. 271.—M. Édouard Fournier, Notes sur la vie de Corneille, p. CXVII-CXIX, en tête de Corneille à la Butte Saint-Roch.
[854] Remarques sur Cinna, acte V, scène III, vers 1701.
[855] Anecdotes dramatiques, p. 103.