Il me cria: «Vengeance! Adieu: je meurs pour vous!»

Chère ombre, hélas! bien loin de l'avoir poursuivie,

J'allois baiser la main qui t'arracha la vie,

Rendre un respect de fille à qui versa ton sang;865

Mais pardonne aux devoirs que m'impose mon rang:

Plus la haute naissance approche des couronnes,

Plus cette grandeur même asservit nos personnes;

Nous n'avons point de cœur pour aimer ni haïr:

Toutes nos passions ne savent qu'obéir.870

Après avoir armé pour venger cet outrage,