En vain nous opposons ces passions diverses,

Il faut que son époux soit monarque des Perses;

Et puisque la couronne appartient à l'aîné,

Il faut qu'un seul l'obtienne et soit seul fortuné,

Et sans que le plus jeune en prenne jalousie,

Qu'il ait seul la Princesse et l'empire d'Asie.

Voici comment M. Corneille fait répondre Antiochus, qui se trouve dans le même cas de Darie:

ANTIOCHUS.

Un grand cœur cède un trône, et le cède avec gloire, etc.[1030].

Nous abandonnons ici l'extrait de la pièce de Gilbert, qui n'est qu'une copie très-mal faite de la tragédie de M. Corneille, pour passer à la scène où Artaxerce et Darie pressent Lydie de déclarer ses sentiments pour l'un ou pour l'autre. Après quelque refus, enfin elle dit: