Sed regnantis, erat.
(IX, 194, 195.)
Les trois triomphes mentionnés immédiatement après, au vers 578, reviennent plusieurs fois dans le poëme latin: voyez livre VI, vers 817, 818; livre VII, vers 685; livre VIII, vers 553, 554, et vers 814, 815. «Les monstres de l'Égypte» (vers 582) sont les regia monstra du livre VIII, vers 613.
Mais nulle part on ne voit mieux que dans la délibération qui ouvre la tragédie et principalement, je crois, dans le premier discours de Ptolomée et dans celui de Photin, à quel point Corneille était plein de la Pharsale et comment il s'en inspirait. D'abord aux fragments qu'il a cités lui-même du discours de Photin (Pothinus) dans Lucain (livre VIII, vers 484-535), il faudrait joindre plusieurs autres extraits de ce morceau, si, outre les endroits fidèlement reproduits dans le Pompée, on voulait donner aussi tous ceux qui ont quelque analogie de pensée ou de forme avec les vers français, ou que notre poëte a rendus, ou fait sentir, par quelque équivalent. Ainsi:
Pompeii nunc castra placent quæ deserit orbis?
(Vers 532.)
Thessaliæque reus, nulla tellure receptus,
Sollicitat nostrum, quem nondum perdidit, orbem.
(Vers 510, 511.)
Justior in Magnum nobis, Ptolemæe, querelæ