Et je suivrois encore un si noble exercice,

N'étoit que l'autre hiver, faisant ici ma cour,175

Je vous vis, et je fus retenu par l'amour.

Attaqué par vos yeux, je leur rendis les armes;

Je me fis prisonnier de tant d'aimables charmes;

Je leur livrai mon âme; et ce cœur généreux

Dès ce premier moment oublia tout pour eux.180

Vaincre dans les combats, commander dans l'armée,

De mille exploits fameux enfler ma renommée[335],

Et tous ces nobles soins qui m'avoient su ravir,