J'y cours la mienne au poing, et descends de cheval.110

L'un et l'autre, voyant à quoi je me prépare,

Se hâte d'achever avant qu'on les sépare,

Presse sans perdre temps, si bien qu'à mon abord

D'un coup que l'un allonge, il blesse l'autre à mort.

Je me jette au blessé, je l'embrasse, et j'essaie115

Pour arrêter son sang de lui bander sa plaie;

L'autre, sans perdre temps en cet événement[608],

Saute sur mon cheval, le presse vivement,