Et ne puis être heureux sans le malheur d'un frère;80

Mais d'un frère si cher, qu'une sainte amitié[892]

Fait sur moi de ses maux rejaillir[893] la moitié.

Donc, pour moins hasarder, j'aime mieux moins prétendre;

Et pour rompre le coup que mon cœur n'ose attendre,

Lui cédant de deux biens le plus brillant aux yeux,85

M'assurer de celui qui m'est plus précieux.

Heureux si, sans attendre un fâcheux droit d'aînesse,

Pour un trône incertain j'en obtiens la Princesse,