Chez mon frère avec vous trouvoit un sûr asile;
Mais voir, après douze ans et de soins et de maux,
Un père vous ôter le fruit de mes travaux;570
Mais voir votre couronne après lui destinée
Aux enfants qui naîtroient d'un second hyménée!
A cette indignité je ne connus plus rien:
Je me crus tout permis pour garder votre bien[945].
Recevez donc, mes fils[946], de la main d'une mère575
Un trône racheté par le malheur d'un père.