Si vous m'aimez encor, comme j'ose le croire,
Vous devez cette grâce à votre propre gloire;
En m'arrachant la mienne on la va déchirer;
C'est votre choix, c'est vous qu'on va déshonorer[ [111].
L'amant si fortement s'unit à ce qu'il aime, 895
Qu'il en fait dans son cœur une part de lui-même:
C'est par là qu'on vous blesse, et c'est par là, Seigneur,
Que peut jusques à vous aller mon déshonneur[ [112].
Tranchez donc cette part par où l'ignominie
Pourroit souiller l'éclat d'une si belle vie: 900