[380] «Ces deux beaux vers de cette admirable tirade ont été imités par Pascal, et c'est la meilleure de ses pensées.» (Voltaire.)—Voltaire a sans doute en vue la pensée de Pascal (IIe partie, article VII) où se trouve ce passage: «Si je voyois partout les marques d'un Créateur, je reposerois en paix dans la foi; mais voyant trop pour nier, et trop peu pour m'assurer, je suis dans un état à plaindre, et où j'ai souhaité cent fois que si un Dieu soutient la nature, elle le marquât sans équivoque; et que si les marques qu'elle en donne sont trompeuses, elle les supprimât tout à fait; qu'elle dit tout ou rien, afin que je visse quel parti je dois suivre.» Nous citons le texte des anciennes éditions, celui que Voltaire a eu sous les yeux; il ne diffère au reste de celui de MM. Faugère et Havet (p. 189) que par une très-légère variante.
[381] Var. MARTIAN, croyant être Héraclius. (1647-60)
[382] Var. Si je t'ai tant trompé, je ne te trompe plus? (1647-56)
[383] Var. L'un des deux est ton fils, l'autre ton empereur[ [383-a].(1647-68)
[383-a] L'édition de 1692 donne aussi cette leçon.
[384] Var. Tant ce qu'il a reçu de bonne nourriture. (1647-56)
[385] Voyez ci-dessus, p. [185], note [328].
[386] Voltaire dit au sujet de ce vers qu'il «est du ton de la comédie;» mais Palissot lui répond que «Mlle Dumesnil, par la noblesse et la fierté de son expression, rendait ce vers très-tragique.»
[387] Var. Il n'est aucun de nous dont ce tyran infâme
N'ait immolé le père, ou violé la femme;
Et nous en croyant tous dedans l'âme indignés,
Il nous a jusqu'ici du palais éloignés. (1647-56)
[388] Voyez tome I, p. 148, note 3.