[862] Var. Seigneur, je vous l'avoue, il doit m'être bien doux
De voir que, tout vainqueur, je règne encor sur vous[ [862-a];
Que sous tant de lauriers qui vous couvrent la tête,
Un si grand conquérant est encor ma conquête[ [862-b],
Et que toute la gloire acquise à vos travaux
Sert d'un illustre hommage à ce peu que je vaux[ [862-c]. (1651-56)
Var. Il doit m'être bien doux, je l'avouerai, Seigneur. (1660-63)
[862-a] Qu'après de tels exploits je règne encor sur vous. (1652 B.-56)
De voir qu'étant vainqueur, je règne encor sur vous. (1652 A.)
[862-b] Un si grand conquérant soit encor ma conquête. (1652-56)
[862-c] Serve d'illustre hommage à ce peu que je vaux. (1652 B.-56)
Est un illustre hommage à ce peu que je vaux. (1652 A.)
[863] «Racine.... a imité ce vers dans Andromaque (acte V, scène II):
Mener en conquérant sa superbe conquête.»
(Voltaire.)
—Il y a dans le texte de Racine: sa nouvelle conquête.
[864] Dans l'édition de 1692: «quelque bien.»
[865] Var. Je vous vois à regret, tant ce cœur amoureux. (1651-56)