Je sais qu'il m'appartient, ce trône où tu te sieds,

Que c'est à moi d'y voir tout le monde à mes pieds;

Mais comme il est encor teint du sang de mon père, 145

S'il n'est lavé du tien, il ne sauroit me plaire[ [290];

Et ta mort, que mes vœux s'efforcent de hâter,

Est l'unique degré par où j'y veux monter[ [291]:

Voilà quelle je suis, et quelle je veux être.

Qu'un autre t'aime en père, ou te redoute en maître, 150

Le cœur de Pulchérie est trop haut et trop franc

Pour craindre ou pour flatter le bourreau de son sang.