MARTIAN.

Ah! ma sœur, puisqu'enfin mon destin éclairci

Veut que je m'accoutume à vous nommer ainsi,

Qu'aisément l'amitié jusqu'à l'amour nous mène! 815

C'est un penchant si doux qu'on y tombe sans peine;

Mais quand il faut changer l'amour en amitié,

Que l'âme qui s'y force est digne de pitié!

Et qu'on doit plaindre un cœur qui n'osant s'en défendre,

Se laisse déchirer avant que de se rendre! 820