Ah! combien ces moments de quoi vous me flattez[ [344]

Alors pour mon supplice auroient d'éternités!

Votre haine voit peu l'erreur de sa tendresse:

Comme elle vient de naître, elle n'est que foiblesse.

La mienne a plus de force, et les yeux mieux ouverts;

Et se dût avec moi perdre tout l'univers[ [345],

Jamais un seul moment, quoi que l'on puisse faire,

Le tyran n'aura droit de me traiter de père.

Je ne refuse au fils ni mon cœur ni ma foi:

Vous l'aimez, je l'estime, il est digne de moi. 910