Et quand j'aurois des feux dignes de votre haine, 530

Si votre âme, sensible à ces indignes feux,

Se pouvoit oublier jusqu'à souffrir mes vœux;

Si par quelque malheur que je ne puis comprendre,

Du trône jusqu'à moi je la voyois descendre,

Commençant aussitôt à vous moins estimer, 535

Je cesserois sans doute aussi de vous aimer.

L'amour que j'ai pour vous est tout à votre gloire:

Je ne vous prétends point pour fruit de ma victoire;