Mais que deviendrez-vous, si je meurs au combat?
Qui sera votre appui, si le sort des batailles
Vous rend un corps sans vie au pied de nos murailles?380
SOPHONISBE.
Je vous répondrois bien qu'après votre trépas
Ce que je deviendrai ne vous regarde pas;
Mais j'aime mieux, Seigneur, pour vous tirer de peine,
Vous dire que je sais vivre et mourir en reine.
SYPHAX.
N'en parlons plus, Madame. Adieu: pensez à moi;385