C'est en quoi mon offense est plus blâmable encore,

De tromper lâchement un mari qui m'adore;

Mais un secret destin que je ne puis forcer

Contre ma volonté m'oblige à l'offenser.

Le style, on le voit, est déjà un peu plus soutenu, un peu moins indigne de la tragédie, et le premier acte se termine assez vivement par ces deux beaux vers:

.... De peur de prier contre mon propre bien,

En adorant les Dieux ne leur demandons rien.

Au commencement du second acte, Sophonisbe charge ses deux confidentes, Corisbe et Phénice, de lui donner des nouvelles du combat:

Rendez-vous au sommet de la plus haute tour,

D'où l'œil découvre à plein tous les champs d'alentour,