Si d'éternels dédains, si d'éternels ennuis,
Les bravades, la haine et le trouble où je suis,1150
Ont été jusqu'ici toute la récompense
De cet amour parjure où mon cœur se dispense[ [108],
Il est temps désormais que par un juste effort
J'affranchisse mon cœur de cet indigne sort.
Prenons l'occasion que nous fait Édüige: 1155
Aimons cette imposture où son amour l'oblige.
Elle plaint un ingrat de tant de maux soufferts,
Et lui prête la main pour le tirer des fers[ [109].