[194] Nicolas Foucquet, né en 1615, procureur général au parlement de Paris à trente-cinq ans, surintendant des finances en 1652, disgracié en 1661, mort en 1680.

[195] Voyez plus haut, la Notice d'Œdipe, p. [104], et ci-après, l'avis Au lecteur, p. [124].

[196] Voltaire se trompe quand il dit, dans une note sur ces vers, que Corneille avait cinquante-six ans. Il était dans sa cinquante-troisième année (dix lustres et plus, dit-il lui-même un peu plus bas, au vers 47) lorsqu'il publia Œdipe.

[197] Voyez le Lexique au mot Fournir.

[198] Corneille a exprimé la même idée dans sa dédicace de Cinna, à monsieur de Montoron. Voyez tome III, p. 372.

[199] L'édition originale (1659), la seule, nous l'avons dit, qui contienne cet avis Au lecteur, n'a ici que l'initiale M. En tête des vers (voyez p. 121) Corneille traite le procureur général surintendant de Monseigneur.

[200] Voyez ci-dessus, p. [104].

[201] Dans l'année même où Corneille écrivait cet avis Au lecteur, la Fontaine donnait la description suivante du curieux musée de Saint-Mandé, où probablement il rencontrait parfois notre poëte:

Si je vois qu'on vous entretienne,
J'attendrai fort paisiblement
En ce superbe appartement,
Où l'on a fait d'étrange terre,
Depuis peu, venir à grand'erre
(Non sans travail et quelques frais)
Des rois Céphrim et Kiopès
Le cercueil, la tombe ou la bière;
Pour les rois, ils sont en poussière,
C'est là que j'en voulois venir.
Il me fallut entretenir
Avec ces monuments antiques,
Pendant qu'aux affaires publiques
Vous donniez tout votre loisir.
(Épitre à Foucquet, vers 74 et suivants.)

[202] On ne se rappelle guère aujourd'hui, parmi les livres offerts à Foucquet, que le magnifique manuscrit sur vélin du poëme d'Adonis que la Fontaine lui dédia en 1658.