A trop et trop longtemps déguisé ta paresse,

Et fourni de couleurs[ [197] à la raison d'État

Qui mutine ton cœur contre le siècle ingrat.

L'ennui de voir toujours ses louanges frivoles

Rendre à tes longs travaux paroles pour paroles,10

Et le stérile honneur d'un éloge impuissant

Terminer son accueil le plus reconnoissant[ [198];

Ce légitime ennui qu'au fond de l'âme excite

L'excusable fierté d'un peu de vrai mérite,