Et connois dans la fin de tes longs déplaisirs

Ta véritable reine à ses derniers soupirs. 630

Vois comme à tes malheurs je suis toute asservie[ [249]:

L'un m'a coûté mon trône, et l'autre veut ma vie.

Tu t'es sauvé du Sphinx aux dépens de mon rang;

Sauve-toi de la peste aux dépens de mon sang.

Mais après avoir vu dans la fin de ta peine 635

Que pour toi le trépas semble doux à ta reine,

Fais-toi de son exemple une adorable loi:

Il est encor plus doux de mourir pour son roi.